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Actualités du web

7 juillet

Le bassin de Lens expérimente l’application Joka Jobs

Dans le cadre de l’Engagement pour le Renouveau du Bassin Minier (ERBM), huit acteurs en faveur du recrutement local (l’école d’ingénieurs Télécom Paris, SIA Habitat, Bouygues Bâtiment Nord-Est, le Pôle Emploi de Liévin et de Lens Gare, la Maison de l’Emploi Lens Liévin Hénin Carvin, la Mission Locale de Lens-Liévin et le P.L.I.E Lens-Liévin) ont signé un partenariat avec l’application Joka Jobs, le 30 juin dernier.

Joka Jobs est un «serious game géolocalisé» qui rend la recherche d’emploi ludique et favorise circuit court. L’enjeu pour les signataires est donc de recruter local, et de faire découvrir les métiers du bâtiment et de la construction à un public d’utilisateurs plutôt jeune et aux moyens de mobilité réduits (22% des demandeurs d’emploi du bassin de Lens ne possèdent pas le permis). Des bénévoles, appelés «Jokers» seront disponibles sur l’application pour les conseiller dans leur recherche de contrat (stages et alternances inclus). Des formations à l’utilisation de la plateforme seront aussi organisées.

Au global, une centaine de demandeurs d’emploi devraient participer à l’expérimentation de cette application. Un premier cas d’usage sera mené sur le chantier de la Cité des Genettes à Liévin, géré par SIA Habitat.

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Source : La Gazette Nord-Pas de Calais
7 juillet

De l’autre côté de la Manche

2 000 postes seront supprimés chez Royal Mail

À l’instar des entreprises fragilisées par la crise de la Covid-19, Royal Mail Group, l’opérateur postal britannique, vient d’annoncer, dans un communiqué de presse, la suppression de 2 000 emplois. Cette opération s’inscrit dans le cadre du plan d’économies, adopté par l’enseigne, visant à réduire ses coûts au cours des deux prochaines années. La réduction d’effectifs concerne essentiellement des postes de direction dans différents domaines tels que l’informatique, les finances, le marketing et les ventes. Par ailleurs, Royal Mail Group a déclaré s’attendre à un effondrement de son chiffre d’affaires concernant ses activités basées au Royaume-Uni au cours de l’exercice comptable 2020-2021.

BP vend ses activités pétrochimiques à Ineos

BP, l’entreprise énergétique britannique, vient d’annoncer dans un communiqué de presse son intention de céder ses activités pétrochimiques à Ineos, basée en Angleterre, une des grandes sociétés chimiques au monde. Cette transaction, dont le montant s’élève à 5 milliards de dollars, porte sur l’ensemble des activités aromatiques et acétyles du groupe pétrolier. Elle permettra à celui-ci de renforcer ses finances, lourdement impactées par la crise sanitaire, mais aussi de boucler son programme de cession de 15 milliards de dollars un an plus tôt. Les deux activités concernées par cette cession regroupent 1 700 employés et disposent de 14 sites de production au niveau mondial.

Le groupe britannique Intu Properties dépose le bilan

Intu Properties, le groupe britannique propriétaire d’énormes centres commerciaux au Royaume-Uni, vient d’annoncer son dépôt de bilan suite aux conséquences économiques liées à la pandémie. En effet, le groupe s’est placé sous le régime des faillites, n’étant pas parvenu à trouver un accord avec ses créanciers pour l’aménagement de sa dette, qui s’élève à près de 4,5 milliards de livres sterling. Il a nommé le cabinet d’audit et de conseil KPMG comme administrateur. Intu Prosperties a indiqué que la totalité de ses centres commerciaux resteront ouverts pour l’instant. Rappelons que la structure, doublement cotée à Londres et à Johannesburg, regroupe au total 20 centres commerciaux, dont 17 au Royaume-Uni.

Une levée de fonds de 419 millions de livres sterling pour EasyJet

EasyJet, la compagnie aérienne à bas prix, vient de réaliser une levée de fonds de 419 millions de livres sterling, soit environ 460 millions d’euros, via l’émission de nouvelles actions. Cette augmentation du capital permettra à la structure, dont le siège social est basé à Luton en Angleterre, de renforcer ses finances afin de faire face aux conséquences économiques de la crise sanitaire. L’opération, qui représente environ 15% du capital du transporteur, a été bouclée au prix de 703 pence par action. Elle portera le niveau de trésorerie de la compagnie à 3 milliards de livres sterling.

Huawei construira un centre de R&D en Angleterre

Huawei Technologies, le groupe télécom chinois, vient d’obtenir l’autorisation pour construire un nouveau centre de recherche et développement à Sawston, en Angleterre. Le futur site, qui s’étendra sur 50 000 m², sera dédié à la production d’équipements optiques utilisés dans les systèmes de communication à fibre optique. Il regroupera environ 400 collaborateurs. La première phase du projet, qui nécessitera un investissement d’un milliard de livres sterling, a été approuvée par le conseil du district de South Cambridgeshire. Huawei Technologies regroupe actuellement 1 600 employés au Royaume-Uni.

 EasyJet fermera trois bases et supprimera 700 emplois au Royaume-Uni

La compagnie aérienne britannique EasyJet vient d’annoncer, dans un communiqué de presse, son intention de fermer trois bases au Royaume-Uni. Cette décision s’inscrit dans le cadre du plan de restructuration du transporteur visant à préserver ses liquidités et à réduire ses coûts et ses dépenses non essentielles. Sont concernées les bases de Stansted et de Southend, mais aussi celle de Newcastle, situées en Angleterre. De plus, la compagnie compte également supprimer environ 700 emplois. Cette réduction d’effectifs concerne des postes de pilote. EasyJet, lourdement impactée par la pandémie, a repris ses vols au cours du mois de juin.

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Source : La Gazette Nord-Pas de Calais
7 juillet

49 millions d’euros pour relancer l’activité

L’Agence de l’eau Artois-Picardie est la seule en France à avoir voté un budget rectificatif de 34% de sa capacité d’intervention sur 2020. Les majorations des aides sont «subordonnées à un démarrage rapide des travaux permettant ainsi aux entreprises de retrouver, sans attendre, un niveau d’activité important».

Cinq nouvelles mesures

Les mesures d’urgence votées ont vocation à permettre la relance des chantiers au plus vite afin d’améliorer la qualité de l’eau, la biodiversité, et de contribuer à l’adaptation au changement climatique. Les taux de subvention pour les travaux eau et assainissement sont augmentés : ces 18 millions d’euros vont permettre une majoration des taux jusqu’à 15% à la condition de démarrer les travaux dans les six mois. La mesure concerne les dossiers déposés avant le 15 septembre 2020 et vise à favoriser une reprise rapide des chantiers de renouvellement de canalisations, des travaux de sécurisation et de maintenance portés par les services eau et assainissement. Une enveloppe de 3 millions d’euros (dont 2 millions d’euros en 2020) est prévue dans le cadre de l’appel à projets «Gestion de l’eau et de la biodiversité dans les parcs locatifs des bailleurs» (assainissement des eaux usées, gestion intégrée des eaux de pluie, économies d’eau potable, lutte contre les îlots de chaleur), lancé le 1er juillet dernier. Avant fin juillet, une avance sur la prime de performance épuratoire sera versée, et ce, afin de soutenir l’effort des collectivités qui ont permis la continuité de service pour l’eau et l’assainissement pendant la crise sanitaire. Une vingtaine d’avances vont être octroyées (ce qui représente plus de 200 ouvrages d’épuration). En outre, 20 millions d’euros supplémentaires vont être alloués pour couvrir les besoins exprimés dans les Programmes concertés pour l’eau (PCE), plans à trois ans des actions à mettre en œuvre sur l’ensemble du territoire pour cette année (les dossiers sont à déposer avant le 15 septembre prochain). Une aide exceptionnelle de 9 millions d’euros a été débloquée pour accélérer la renaturation du fleuve transfrontalier Escaut.

Les mesures déjà entérinées début mai sont, elles, prolongées : aides pour la gestion des boues d’assainissement, augmentation des aides pour les acteurs économiques non agricoles, du seuil de délégation du directeur général – porté à 100 000 euros – et maintien de la capacité d’action des maîtres d’ouvrage avec un taux d’acompte au démarrage des travaux porté à 80% de la participation financière, soit 30% de majoration par rapport aux règles en vigueur.

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Source : La Gazette Nord-Pas de Calais
7 juillet

Nouveau virage pour le littoral de la région

Le Groupement d’intérêt public (GIP) Réseau d’observation du littoral (ROL) de Normandie et des Hauts-de-France a été créé le 1er avril 2020. Son assemblée générale constitutive s’est tenue en audioconférence le 7 mai dernier. C’est le départ d’une stratégie globale du littoral Nord. Les missions du ROL sont de valoriser la connaissance scientifique et technique sur le littoral et la diffuser, mettre à disposition des acteurs du territoire un outil d’aide à la décision et, enfin, fournir aux élus des régions, à l’État et au Conservatoire du littoral des informations pour décider de leur politique littorale. Il met notamment à disposition une plateforme* avec un annuaire des acteurs, un atlas cartographique dynamique et de nombreuses ressources bibliographiques. Sa stratégie s’étend de la baie du Mont-Saint-Michel jusqu’à la frontière belge : un premier levé altimétrique très haute résolution de la bande côtière et des petits fonds marins s’est finalisé en 2019. Une deuxième acquisition topographique s’organise en 2020. Le ROL participe actuellement au déploiement par chaque préfet de région d’une stratégie régionale pour une gestion intégrée et durable du littoral et du trait de côte.

*www.rolnhdf.fr

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Source : La Gazette Nord-Pas de Calais
7 juillet

Les Hauts-de-France, un point stratégique pour MasterGrid

«C’est un choix raisonné que de venir dans les Hauts-de-France, car la plupart de nos plus gros clients se trouvent à 50 km à la ronde», expose Ludovic Vallon, directeur de MasterGrid. En effet, la jeune entreprise grenobloise, spécialiste des services et de la maintenance des équipements de haute tension (HT), travaille entre autres en partenariat avec EDF, Aluminium Dunkerque, la centrale nucléaire de Gravelines et la centrale nucléaire de Flamanville. «On vient s’implanter ici pour être proche de nos clients, mais avec une ambition internationale», renchérit le directeur de MasterGrid. En effet : les dirigeants sont actuellement en train d’ouvrir une filiale en Malaisie, une autre à Dubaï et une troisième au Maroc. Ainsi les Hauts-de-France ont été choisis pour leur position stratégique : proche de Paris, de Lille et de Rouen, proche des aéroports, des axes routiers et des voies fluviales.

Déjà des projets pour l’avenir

Cette entreprise au chiffre d’affaires de 30 millions d’euros est soutenue par la CAPSO (communauté d’agglomération du Pays de Saint-Omer) qui lui permet de bénéficier d’un loyer réduit progressif sur quatre ans pour une cellule de 600 m². Elle a aussi reçu le soutien de l’agence SOFIE (Saint-Omer Flandres interface entreprises) qui lui a permis de trouver des locaux proches d’un axe autoroutier. L’objectif des dirigeants est de se déployer rapidement sur le territoire et d’engendrer quinze embauches d’ici 2022. «Nous souhaitons embaucher des personnes du terroir tournées vers les collaborateurs et qui souhaitent s’engager pour l’entreprise. Nous souhaitons aussi former des jeunes, pourquoi pas par le biais de l’alternance», annonce Ludovic Vallon. Des embauches qui sont à l’image de celui qui sera le directeur de l’agence Hauts-de-France de MasterGrid, Frédéric Cousin. Une homme qui a évolué tout au long de sa carrière sur le littoral. En 2005, il quitte Eurotunnel où il était resté treize ans, pour entrer dans la société HTMS (EDF électrotechnique) jusqu’au 22 mars 2020 où, en plein confinement, il se lance dans un nouveau projet aux côtés de MasterGrid. Actuellement, trois emplois ont été créés à Saint-Augustin, une quatrième personne devrait rejoindre l’aventure en juillet.

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Source : La Gazette Nord-Pas de Calais
7 juillet

Un investissement de 50 M€

Bernd Homann, directeur général de Cérélia, a annoncé la création de 50 nouveaux emplois dans un nouveau bâtiment de 27 000 m² qui accueillera un second entrepôt en septembre 2021, l’extension des capacités de fabrication et un centre de R&D en mars 2022, puis le siège social en juillet 2022.

À terme, le nouveau site emploiera près de 300 salariés permanents, 250 postes transférés de Liévin, une cinquantaine de recrutements ainsi que des emplois intérimaires. Le bâtiment de 27 000 m² sera implanté sur un terrain de 96 000 m², plus de 50% par rapport à l’existant.

Une accélération stratégique majeure pour le groupe

Avec un chiffre d’affaire 2019 de 459 M€, Cérélia a consolidé sa position de leader sur le marché mondial en croissance des pâtes ménagères prêtes à cuire. La nouvelle implantation s’inscrit dans un investissement exceptionnel de près de 50 M€ sur 3 ans et correspond à une accélération stratégique imaginée dans la logique RSE historique du groupe. «Ce projet phare va transformer notre organisation industrielle afin de lui permettre de relever avec succès deux accélérations majeures : le maintien de notre compétitivité et le développement de nos capacités pour toujours mieux servir nos clients d’une part, la réduction de l’empreinte carbone et l’amélioration de la qualité de vie au travail de nos collaborateurs d’autre part» a annoncé Bernd Homann.

Le nouveau bâtiment permettra une réduction notable de la consommation en énergie grâce notamment à une technologie de froid à la fois plus performante et économe. En plus d’espaces de travail optimisés, le bien-être des collaborateurs sera pris en compte notamment par la consultation des collaborateurs sur des projets tels que la création d’une cantine, d’une crèche ou encore d’une salle de sport. Dans le cadre de la création d’emplois, Cérélia a prévu de travailler avec des partenariats locaux visant à favoriser l’insertion professionnelle des jeunes et des populations éloignées du monde du travail.


Un fleuron de l’industrie agroalimentaire en France

Créé en 1974, Cérélia (anciennement Eurodough) est aujourd’hui un leader international dans la fabrication de pâtes ménagères prêtes à cuire. La société a réalisé son chiffre d’affaire 2019 dans 50 pays en Europe, Amérique du Nord et Asie. Le groupe fournit des marques de distributeurs et commercialise son propre portefeuille de marques nationales, dont Croustipate en France, son premier marché.

En 2020, parmi ses 11 usines de productions en Europe et en Amérique du Nord, 4 sont implantées en France (Liévin, Dôle, Vittel et Hoerdt). L’entreprise emploie près de 1 600 salariés dans le monde, dont 700 en France, 30% étant actionnaires de l’entreprise. Parmi les engagements RSE de Cérélia, on compte le programme «Earth & People», fonds de dotation visant à financer des projets d’intérêt général dans le domaine de la responsabilité sociale portés par les sociétés du groupe, en particulier ses salariés.

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Source : La Gazette Nord-Pas de Calais
7 juillet

« Nous tirons avantage de notre taille »

Pierre Hayart, dirigeant de Blot électricité, Blot Littoral et GTI Wizernes.

La Gazette : Il semblerait que le confinement vous ait moins été préjudiciable qu’à d’autres entreprises, pouvez-vous nous expliquer pour quelles raisons ?
Pierre Hayart : Notre taille nous a beaucoup aidés. Avec 120 salariés sur trois entreprises – GTI Wizernes, Blot élec et Blot littoral –, nous tirons avantage de notre différence par rapport aux autres acteurs du marché. Les gros concurrents sont revenus sur le marché après avoir fermé. On a réussi à tirer notre épingle du jeu grâce à notre faculté d’adaptation. On est entre un artisan et une grosse entreprise, en ce sens qu’on a une certaine solidité qui nous aide à passer les crises plus facilement et une véritable capacité d’adaptation, une notion de service importante. On a pu se réadapter très facilement après deux semaines environ. Nous avons une structure à taille humaine : cela fluidifie la communication avec les employés. Notre façon de fonctionner facilite la communication en interne, mais aussi avec nos clients, qui nous connaissent bien.

Avez-vous tout de même eu des problèmes liés à la crise sanitaire ?
Très rapidement, nos chantiers se sont arrêtés : le personnel craignait d’aller travailler. Avec les risques électriques, nous nous sommes dit que nous ferions mieux d’arrêter l’activité parce que les salariés n’étaient pas sereins. Toutefois, nous avons réussi à reprendre très vite avec des normes d’hygiène et de sécurité, avec des visières, du gel et du désinfectant.

Pourtant, malgré ce retard pris, vous avez tenu à remercier vos salariés à votre façon…
Oui, nous avons versé une prime Macron à tous les salariés des trois sociétés. Les procédures se sont complexifiées après 2018. Mais lorsque nous avons su que les démarches allaient être simplifiées, nous avons décidé de verser 1 000 euros aux 120 personnes qui travaillent pour nous. Notre objectif est de progresser, le secteur éprouve des difficultés de recrutement. Là, on avait la possibilité d’aider nos salariés. Et lorsqu’on leur a annoncé, ce n’était que du bonheur pour un dirigeant…

Comment voyez-vous les mois et années à venir ?
Notre carnet de commandes étant assez chargé, nous avons une bonne visibilité. Les trois sociétés sont saines. Nous formons un groupe, avec trois entreprises indépendantes l’une de l’autre. À l’heure qu’il est, c’est un peu compliqué, mais on profite encore des commandes prises avant la crise. En septembre, ce sera plus difficile, mais je ne m’inquiète pas trop pour 2020. Mon inquiétude est plus portée sur 2021. Avant la crise sanitaire, nous envisagions d’embaucher quasiment 20 personnes à plus ou moins long terme. Si on est en difficulté d’ici là, nous renoncerons à ce recrutement plutôt que d’envisager des licenciements. Mais, a priori, nous espérons profiter de la crise pour recruter des profils intéressants que nous ne pourrions pas atteindre autrement : nos concurrents vont être concentrés sur d’autres problèmes que le recrutement, ce sera une belle occasion.

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Source : La Gazette Nord-Pas de Calais
7 juillet

Le Fond-de-Liane fait le plein

La Somme à quelques kilomètres, la Côte non loin et les bassins miniers et arrageois à l’intérieur des terres, telles sont les perspectives géographiques de la pépinière « 7 Vallées entreprises », à l’intersection des autoroutes A 16, A 26 et d’une départementale à double voie. La zone d’activités économiques du Fond-de-Liane dispose d’une dizaine d’hectares dédiés à l’implantation d’entreprises de diverses natures. Sur le site qui appartient à la communauté de communes des 7 Vallées, les équipements publics restent toutefois majoritaires : le centre de tri, la déchetterie ou encore le Service départemental d’incendie et de secours (SDIS). 

Au centre de la zone, la collectivité a réalisé, il y a cinq ans, une pépinière d’entreprises qu’elle gère en régie. «Un bâtiment moderne dans un espace clos sécurisé», décrivent les gestionnaires de l’équipement, où se concentre tout l’éventail de l’accompagnement des créateurs et repreneurs : le service de développement économique des 7 Vallées, le financeur des créateurs France initiative, la Chambre des métiers et de l’agriculture (qui dirige le lieu conjointement avec la collectivité), une plateforme Proch’Emploi, CAP emploi, qui tentent de faire le lien entre les besoins des entreprises et les disponibilités en ressources humaines. «Ici, on a tout concentré pour que tout soit à disposition des entreprises», explique Edwige Guyomard, responsable et animatrice du lieu pour le compte de la Chambre des métiers et de l’agriculture et des 7 Vallées. 

Les locaux accueillent 17 bureaux équipés sur 2 niveaux, 4 ateliers et 2 salles de réunion ; 40 places de parking doivent pouvoir absorber les flux des personnels et des visiteurs. Aujourd’hui, la pépinière affiche un taux de remplissage de 100%. Ces dernières semaines, plusieurs arrivées sont à noter.

Du produit slave à la construction 

Dans un des ateliers, Jean-Philippe Kasprzak montre les rayons sur lesquels une belle partie de la tradition culinaire polonaise s’expose : kabanossi (saucisses sèches) et autres charcuteries, conserves diverses de légumes et de poissons de la Baltique et, naturellement, spiritueux comme la Wisniowka (vodka à la cerise). Ancien cadre chez Carrefour, il a passé deux ans comme étudiant dans le cadre du programme Erasmus en Pologne, avant de revenir s’établir en France. Quelques années d’expérience plus tard, il crée Tovalys, grossiste alimentaire de produits polonais, et s’intègre au réseau national My Polish Market avec 15 000 références. 

Plus traditionnellement, Fabien Hénon a choisi le bâtiment en créant FH construction rénovation. Cet originaire de la Somme travaille également sur le bassin minier via des apporteurs d’affaires. Beaurainville offrait, selon lui, un compromis géographique plutôt intéressant pour s’y installer avec ses 4 salariés. «On est sur l’axe Abbeville-Lens. C’est parfait pour nous, d’autant plus qu’on doit développer la clientèle sur la Côte d’Opale. Mais pour l’instant la reprise mobilise nos deux équipes, explique le dirigeant. La question aujourd’hui c’est : est-ce qu’on prend le travail qui arrive avec un passage à 10 salariés ou pas ?»

Dans la pépinière, l’ambiance est au travail. «Il y a un bureau qui se libère bientôt et une entreprise qui arrive», confie Edwige Guyomard. Dans les 7 Vallées, le flux est constant.

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Source : La Gazette Nord-Pas de Calais
6 juillet

La Région annonce un nouveau plan de relance

Consommation des ménages en recul, baisses d’investissements pour cause d’incertitudes et de réduction de l’activité, carnets de commande réduits à peau de chagrin… Les entreprises de la région n’échappent pas aux difficultés engendrées par la crise du coronavirus et l’emploi local risque d’en pâtir.

«90% des entreprises de la région évoluent dans des secteurs touchés par les mesures sanitaires. 24% du chiffre d’affaires régional est détenu par des groupes étrangers qui réduisent les investissements dans leurs filiales. Plus de 85% des entreprises de la région ont moins de 20 salariés et n’ont qu’un ou deux mois de trésorerie disponible», chiffre le Conseil régional.

Pour éviter les défaillances des entreprises les plus fragiles et maintenir ses compétences sur le territoire, la Région Hauts-de-France avait lancé un ensemble d’actions financières et bancaires dès le 12 mars. En tout, près de 384 millions d’euros avaient été mobilisés (327 millions en faveur des entreprises régionales, 37 millions pour les acteurs culturels, et 20 millions en soutien aux élèves infirmiers et aides-soignants).

Ces dépenses étaient nécessaires et se sont avérées efficaces pour la survie des bénéficiaires le temps du confinement. A présent, «la survie des entreprises régionales dépendra de la vitesse à laquelle elles récupéreront du chiffre d’affaires», affirme Xavier Bertrand.

1,3 milliard d’euros supplémentaire

Un plan de relance de près d’1,3 milliard d’euros a donc été voté en séance plénière le 30 juin dernier (voir encadré). «L’avance d’une telle somme est rendue possible grâce à 302 millions d’euros économisés entre 2016 et 2019 sur diverses diminutions de dépenses», explique-t-on. En mobilisant cette somme, l’objectif est d’éviter une «prise de retard» due à un éventuel sacrifice du capital humain et des investissements pour l’innovation dans le but de «passer le cap de la reprise».

Selon la Région, cet investissement sera d’ailleurs l’occasion de redéfinir de bonnes bases et de favoriser la protection de l’environnement, en veillant notamment à l’utilisation responsable et raisonnée de l’énergie et des matières premières. Le plan reposera en effet sur «l’amplification de la dynamique rev3» et «la transformation des chaînes d’approvisionnement vers des modèles moins internationalisés et dépendants». Soit la relocalisation d’entreprise, car le confinement a aussi démontré qu’il fallait sécuriser son approvisionnement stratégique et ne pas dépendre des importations.

Bientôt d’autres annonces

Le plan sera renforcé par un acte II, tenant compte des annonces de la Présidente de la Commission européenne et des réflexions encore en cours avec différents partenaires. En effet, la Région pourra prochainement bénéficier d’un Plan européen pour la relance, qui suit le sens d’une économie donnant place aux enjeux environnementaux et numériques. Ce plan monte à 1 850 milliards d’euros mais la part dont bénéficiera les Hauts-de-France n’est pas connue. Le Conseil régional a toutefois effectué une première simulation : le programme opérationnel FEDER-FSE (2021-2027) se verrait affecter environ 1,124 milliard d’euros (soit une hausse de 4,75%). Dans le cadre du programme Green New Deal, visant à atteindre l’objectif zéro rejet CO2, le Fonds de Transition Juste, doté de 40 milliards d’euros, pourrait augmenter la dotation de plus de 600 millions d’euros à partir de janvier 2021. D’autres projets de la région, éligibles aux priorités de la future programmation budgétaire européenne, pourraient être financés à 100% par l’UE entre 2021 et 2022. Tout reste cependant à être confirmé.


Répartition du plan de relance

  • 205 millions d’euros seront injectés dans l’industrie. Parmi les projets financés figurent le maintien de «l’airbus de la batterie», dont le début de production industrielle est prévu pour 2023. Les travaux de construction du site débuteront dès 2021.
  • 85 millions d’euros seront consacrés à l’amplification de la dynamique rev3, pour une économie régionale «décarbonnée et résiliente»
  • 482 millions d’euros iront à l’accompagnement des personnes les plus touchées par les conséquences de la crise, en particulier les jeunes entrant sur le marché du travail.
  • Par l’investissement public, 470 millions d’euros devront renforcer la cohésion territoriale régionale, via l’entretien et la restauration du patrimoine régional, hors infrastructures et transport et rénovation urbaine.
  • 34 millions d’euros seront consacrés au renforcement de l’attractivité régionale et à la cohésion sociale sur le plan culturel et sportif.

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Source : La Gazette Nord-Pas de Calais
3 juillet

DVD de la semaine

Nanni Moretti

Carlotta Film propose aux cinéphiles un coffret du cinéaste transalpin réunissant Bianca et La Messe est finie, deux films tournés à seulement un an d’intervalle et marquant une première rupture stylistique dans l’univers de Nanni Moretti. Alter ego du réalisateur qu’il interpréta lui-même dans ses quatre premiers longs-métrages, le Michele Apicella de Bianca (1984) est le probablement plus névrotique de ses personnages. Bourré d’obsessions et de phobies, il amène le film sur le terrain de la comédie burlesque avec son univers décalé et loufoque, pour lorgner ensuite vers l’intrigue policière. Une tragicomédie des plus féroces sur l’idéalisation du couple et de la famille.
Un an après Bianca, Nanni Moretti poursuit avec La Messe est finie sa réflexion sur la quête du bonheur et la difficile confrontation entre les principes et la réalité. Avec l’ironie et le ton doux-amer qui caractérisent son oeuvre, le cinéaste campe un jeune prêtre faisant face à une profonde crise existentielle. Un film bouleversant d’humanité, Ours d’argent au Festival de Berlin en 1986. Avec ces deux films, l’acteur-réalisateur s’imposait alors comme le chef de file d’une nouvelle génération de cinéastes, prenant le pouls d’une société italienne en perpétuelle mutation. À l’instar d’un Woody Allen transalpin, Nanni Moretti utilise le prisme de la comédie pour aborder des thèmes existentiels, recourant à un sens de l’humour à la fois absurde, mordant et touchant.

Carlotta Films.

La Rumeur

Réalisé par William Wyler, ce drame adapté d’une histoire de Lillian Hellman par J.M. Hayes – l’un des scénaristes fétiches d’Hitchcock –, suit les pas de Karen et Martha, amies depuis les bancs de la faculté, qui ont réalisé leur rêve en ouvrant un pensionnat de jeunes filles. Avec l’aide de la tante de Martha, Lily, elles dirigent un établissement qui jouit d’une bonne réputation. Fiancée au charmant docteur Cardin, Karen culpabilise à l’idée de quitter l’école et diffère la date de son mariage. Malgré tout, la vie s’écoule paisiblement et l’avenir semble radieux. Mais cette promesse de bonheur va être anéantie par le machiavélisme de Mary, une écolière tourmentée. Ses mensonges seront le début d’un engrenage funeste…
Avec ce film où la vérité et la pureté des sentiments sont éprouvées par la calomnie, le réalisateur dénonce l’hypocrisie d’une frange de la société américaine adepte de la chasse aux sorcières. Il signe un récit criant d’actualité à la force métaphorique inégalée – magnifié par le noir et blanc du chef opérateur Franz Planer et la musique d’Alex North – et plonge deux actrices prodigieuses en pleine tempête. Aux côtés d’un James Garner parfait, Audrey Hepburn, la grâce incarnée révélée par le cinéaste dans Vacances romaines, et l’impétueuse Shirley MacLaine livrent une interprétation déchirante où l’émotion nous submerge.

Wild Side.

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Source : La Gazette Nord-Pas de Calais