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25 mars

Transmission familiale chez Staphyt








De gauche à droite : Olivier Marchioro, directeur général, Jacques et Catherine Boisleux, Arthur Boisleux, nouveau président.

Présent directement dans 18 pays et sur 3 continents, le groupe Staphyt, implanté à Inchy-en-Artois, réalise un chiffre d’affaires consolidé de 40 M€, dont près de 80% à l’international, et accueille 470 collaborateurs de 17 nationalités, dont 90% en CDI. Staphyt fête ses 30 ans en 2019, une année tournée vers l’avenir avec une nouvelle stratégie d’entreprise et la transmission de l’entreprise familiale.

«One», la stratégie d’entreprise 2019-2022 est centrée sur la pleine satisfaction des équipes et des clients. La volonté est double : renforcer les valeurs humaines chères au groupe et innover davantage encore, y compris dans le management, en étendant à l’ensemble des équipes les principes d’une entreprise «libérée» ou autonome.

2019 est aussi le début d’une nouvelle présidence. Là où seulement 12% des entreprises familiales françaises (50% dans la plupart des pays européens,
étude Edhec Family Business Center) sont transmises à la génération suivante, Jacques Boisleux, cofondateur de Staphyt, a choisi de confier la présidence du groupe à son fils Arthur, la direction générale et opérationnelle du groupe demeurant assurée par Olivier Marchioro, en fonction depuis dix ans. Depuis début 2017, Staphyt a mis en place un management transversal autour de  dix centres de profits (business units) par métier et par zone géographique La transmission s’est donc construite en douceur sur plusieurs années, sans remise en question des activités, ni de la direction de l’entreprise.

Source : La Gazette Nord-Pas de Calais
25 mars

L’optimisme comme « compétence »


«Un chef, c’est fait pour cheffer», disait Jacques Chirac en 1992. Si on adapte cette lapalissade, un dirigeant serait donc fait pour diriger, donner le cap à suivre à une entreprise. Mais ce qui semble si évident de prime abord n’est pas aisé : il y a des contraintes, des pensées à court terme qui peuvent parasiter la vocation première du dirigeant, des impératifs immédiats de trésorerie, de réglementation, commerciaux… Et le chef d’entreprise peut oublier de donner un cap à plus long terme. «Les chefs d’entreprise sont accaparés par leur quotidien, souligne Julien Da Costa, coprésident du CJD Côte d’Opale. Il est important de trouver le moyen de s’en libérer et de trouver des solutions et de l’énergie, de durer sur le long terme. L’objectif, c’est la prise de recul.»

Développer une vision de long terme

Julien Da Costa et Marion Duwat, coprésidents, ont lancé la soirée.

«La vision à long terme, c’est le métier du dirigeant, poursuit le coprésident. La plupart du temps, le dirigeant reste dans l’opérationnel. Ici, au CJD, on apprend à développer des compétences de dirigeant, notamment à porter cette vision de long terme. Il est le seul habilité à choisir ces visions à long terme.»

Pour prendre ce recul nécessaire, le CJD Côte d’Opale a fait appel à deux conférenciers. Chris Delpierre, entrepreneur lillois, dirigeant de Trezorium, propose aux enfants de construire le monde de demain et d’apprendre «des cours de futur». Michel Poulaert, conférencier, membre de la Ligue des optimistes, pense que l’optimisme est une «compétence». Deux optimistes résolus, qui ont proposé aux quelque 300 dirigeants de voir le bon côté des choses plutôt que les contraintes et problèmes. 

Le CJD ne s’arrête pas à cette soirée et ses coprésidents, Julien Da Costa et Marion Duwat, pensent aux thématiques futures : «Nous sommes en train de travailler sur les enjeux écologiques. On a une thématique planète qui remet en question ce qu’on fait au sein de nos entreprises et la façon dont on le fait. Au-delà du green washing, qu’est-ce qu’on peut faire pour diminuer notre impact ? On va se poser la question.»

Environ 300 personnes étaient présentes à cette soirée axée sur le thème de l’optimisme.

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Trois questions à… Marion Duwat, coprésidente

Quest-ce que le CJD ? 

C’est une association de chefs d’entreprise. C’est l’école des entrepreneurs, l’endroit où le chef d’entreprise vient échanger, se former. Quelle que soit notre activité, on fait tous le même métier, et pour cela il n’y a pas de diplôme. Le CJD propose d’accompagner le chef d’entreprise pour progresser. Vous y êtes bousculé dans vos idées, c’est ça qui vous permet d’avancer. 

Le CJD est-il ouvert à tout type d’entreprise ?

Le CJD est ouvert : on peut avoir un commerçant, un prestataire de services, un industriel… C’est le dirigeant qui entre au CJD, pas l’entreprise.

Quelles entreprises sont les plus représentées ? Combien d’entreprises composent le réseau du CJD Côte d’Opale ? 

Le CJD Côte d’Opale, c’est 60 chefs d’entreprise, de Berck à Calais. Il y a des chefs d’entreprise seuls, jusqu’au dirigeant qui dirige une centaine de personnes dans l’industrie. Tous les profils sont présents. Sur toute la France, le CJD représente 5 000 entreprises réparties dans un maillage qui couvre tout le territoire.

Source : La Gazette Nord-Pas de Calais
25 mars

DE L’AUTRE CÔTÉ DE LA MANCHE

La croissance du Royaume-Uni en baisse

Selon les chiffres communiqués le 13 mars par le ministre des Finances Philip Hammond, la croissance de l’économie londonienne serait de 1,2% en 2019 au lieu du 1,6% annoncé en octobre dernier. Le résultat s’explique en grande partie par le Brexit sans accord. En 2020, la croissance annuelle devrait rester aux environs de 1,4% et sera légèrement augmentée à 1,6% pour 2021 et 2022. Le choix des députés sur un report de Brexit aura sans doute un effet sur la croissance économique du pays.

Le Royaume-Uni et le Maroc signent un partenariat agronomique

Les deux institutions britanniques Rothamsted Research et l’Université de Cranfield viennent de signer un partenariat avec l’Université Mohamed VI Polytechnique au Maroc (UM6P) pour renforcer la recherche et l’innovation du secteur agricole africain. Soutenu par l’Office chérifien des phosphates (OCP), la collaboration sera l’occasion de créer un centre de formation doctorale au Maroc et de financer 20 chercheurs dont la mission principale sera de réaliser 7 projets agricoles. En plus de booster la production agricole au sein des pays africains, la convention permettra de renforcer la croissance économique du Continent tout en assurant la qualité alimentaire.

Les investisseurs britanniques de l’immobilier présents au MIPIM

Catherine McGuinness, présidente du comité politique de la City of London Corporation, et Alun Cairns, membre du gouvernement de Theresa May, ainsi que 6 000 investisseurs britanniques ont participé au Marché international des professionnels de l’immobilier (MIPIM) qui s’est tenu du 12 au 15 mars à Cannes. En effet, le marché immobilier londonien a reculé de 1,3 milliard d’euros, et a perdu entre 3 000 et 4 000 emplois. L’objectif de cette présence consiste à rassurer les investisseurs immobiliers sur le Brexit sans accord, tout en drainant un maximum de projets urbains vers le marché londonien.

L’entreprise Antonio Facchin et le Brexit

L’entreprise Antonio Facchin, basée à Ponte di Piave, en Vénétie, prévoit de ralentir ses exportations vers le Royaume-Uni en cas de Brexit. Le pays représente pourtant 40% du chiffre d’affaires de la société, avec une croissance annuelle de 15 à 20% ces dernières années. Face à une telle situation, Innocente Nardi, président du consortium du prosecco supérieur Conegliano Valdobbiadene(DOCG), propose de créer un espace intermédiaire en Irlande permettant aux sociétés anglaises d’importer l’ensemble des boissons italiennes. A défaut d’une véritable entente entre les parties, l’enseigne reste néanmoins confiante et envisage de renforcer sa clientèle basée aux Etats-Unis, au Canada et en Russie.

Source : La Gazette Nord-Pas de Calais
25 mars

Des réseaux surveillés et optimisés

À Lens, Eaux de l’Artois, la marque locale de Veolia qui exploite dans le cadre d’une DSP (délégation de service public) les réseaux d’eau potable et d’assainissement sur le territoire de l’agglomération de Lens-Liévin (CALL), a mis en place des moyens modernes de supervision de ses réseaux. 

Sur le territoire de Lens, l’entreprise œuvre pour une collectivité très portée sur l’innovation. S’il y a encore 15 ans, les services de Veolia avaient recours à des cartes et des schémas du réseau pour en assurer la gestion et la maintenance, cette époque est désormais révolue. L’entreprise a développé en interne un outil spécifique en se basant sur la puissance et la polyvalence d’un système d’information géographique (SIG). «Nous travaillons dans un domaine trop particulier pour intéresser les éditeurs de logiciels, il n’existe donc aucune solution dédiée à nos métiers», explique Laurent Kosmalski, directeur de l’antenne artésienne de Veolia.

Le groupe a donc développé « Hypervision 360 », qui met à disposition des équipes sur le terrain un accès à une série de modules permettant de récupérer des informations. «L’outil est d’abord au service des utilisateurs et de l’amélioration des performances et de la qualité du service public. Il permet également d’avoir la transparence et la professionnalisation demandées par les clients», poursuit-il.

L’outil a permis à l’entreprise de gagner en efficacité, de simplifier certaines tâches, d’en automatiser d’autres. Laurent Kosmalski souhaitait aller plus loin en faisant remonter des informations en temps réel sur une carte du territoire reprenant l’ensemble des informations. En interne, Christophe Panou, spécialiste du traitement des données, avait les compétences nécessaires pour répondre à cette demande.

Développé en interne

ACT'STUDIO
Spécialiste du traitement des données, Christophe Panou a développé un outil visuel permettant une supervision du réseau d’eau et d’assainissement.

Depuis quelques années, les installations du réseau évoluent, elles sont reliées à l’ADSL et sous télésurveillance. «Nos métiers ont dans le même temps également fortement évolué. Nous traitons une quantité de données de plus en plus importantes», souligne le directeur du site. Cette mutation a poussé l’entreprise à mettre en place une gestion intelligente des équipements et à développer un Centre dédié de pilotage des mouvements de l’eau (CME).

Christophe Panou a pour cela développé plusieurs couches spécifiques sur le système d’information ouvert QGIS (ndlr : un système d’information géographique libre et open source), qui permet de faire remonter toutes les données spécifiques. Dorénavant, depuis le centre d’Hypervision, l’entreprise peut afficher en temps réel le niveau de chaque réservoir, la pression sur le réseau. «L’outil nous a permis de gagner en efficacité, notamment pour la détection de fuites, la mesure de pression ou encore l’analyse d’éventuelles pollutions», se félicite-t-il. Des oreilles électroniques ont par exemple été installées sur le réseau, afin de sectoriser le territoire et d’affiner la recherche de fuites.

La mise en place du système pour le réseau d’eau potable a nécessité une année de développement, les premiers travaux remontent à 2014. «L’outil est fonctionnel depuis deux années environ», indique Christophe Panou, précisant qu’avec les évolutions technologiques, le système est continuellement en évolution : «Il progresse également en fonction des besoins, tant internes que des clients.»

Optimisation

En ce qui concerne l’assainissement, le développement de l’outil, plus complexe, a demandé plus de temps. Le réseau est en effet constitué de plus d’équipements (station de relevage, pluviomètre, etc.). «Notre métier en assainissement repose sur le recueil de données, leur analyse et la planification avec deux niveaux : le préventif et le curatif», précise Laurent Kosmalski. 

Le sujet de l’assainissement est très important sur le territoire de l’agglomération lensoise, de plus en plus confrontée à des événements climatiques marqués, comme les orages, et donc à une quantité importante d’eau à traiter sur le réseau d’assainissement.

D.R.
Les différentes installations sont sous télésurveillance et disposent d’un système de gestion intelligente.

Autre particularité sur le territoire, le réseau est unitaire : les eaux pluviales et les eaux usées transitent par le même tuyau jusqu’aux différents équipements de traitement. 

Grâce à ces outils, l’entreprise a appris à travailler différemment, à optimiser ses interventions, pour gagner en temps, en efficacité et donc en réactivité. «Lorsqu’un équipement tombe en panne, nous recevons une alerte au sein du centre de supervision. Cela déclenche l’intervention d’un technicien qui peut rapidement identifier le type de panne et remettre en service l’équipement.» 

D’autres optimisations sont possibles grâce aux données qui remontent en temps réel. L’entreprise connaît les consommations électriques, débit et autres vitesses de ses équipements, ce qui permet de les remplacer préventivement lorsqu’ils montrent des signes de fatigue, et donc de faire des économies.

L’antenne Artois du groupe Veolia a une sérieuse avance en matière de gestion intelligente de réseau et répond parfaitement aux attentes des collectivités qui veulent une meilleure vision des services de l’eau et de l’assainissement sur leur territoire. 

D.R.
Laurent Kosmalski (à droite) a une vision innovante de la gestion des réseaux d’eau et d’assainissement, il apporte une réponse pertinente aux collectivités qui lui ont confié la gestion de leurs services d’adduction et de retraitement de l’eau.

Encadré

Les réseaux en quelques chiffres

Eau potable 

  • 3 689 kilomètres de réseau
  • 45 forages
  • 39 réservoirs
  • 8 unités de dénitratation
  • Deux unités de défferisation
  • Une unité à charbon actif
  • Une unité de nanofiltration

Assainissement

  • 2 455 kilomètres de réseau
  • 60 000 avalions
  • 90 stations de relevage
  • 15 usines de traitement 
  • Une unité de méthanisation 

Source : La Gazette Nord-Pas de Calais
25 mars

Appel à la responsabilité sociétale des entreprises


Denis Metzger veut inciter les entreprises du Béthunois à s’intégrer dans le dispositif.

Le 28 février dernier, Denis Metzger, président de Break Poverty, a présenté le projet ambitieux de lutte contre la pauvreté des jeunes, qui va être déployé à l’échelle de la ville devant le Comité Grand Béthune, instance réunissant les forces vives du territoire. «Nous lançons un défi de poids, qui fixe pour objectif de donner une chance à 1 000 jeunes, âgés de 0 à 25 ans ! Il n’existe pas de territoire sans jeunesse», explique Denis Metzger. Sa Fondation réunit des chefs d’entreprise, elle travaille sur les causes de l’exclusion des jeunes en situation de pauvreté, proposant un éventail de solutions pour les en sortir. Les données statistiques dénombrent pas moins de 2 500 enfants pauvres sur Béthune et ils montrent que 25% des jeunes Béthunois ne possèdent aucun diplôme, ce qui compromet véritablement leur employabilité.

Refuser la fatalité et rompre ce cercle de pauvreté est en quelque sorte le leitmotiv que martèle Denis Metzger. L’action de Break Poverty vise trois cibles : le soutien à la petite enfance, la lutte contre l’échec scolaire et l’accès au premier emploi.

Break Poverty souhaite entraîner dans son sillage le tissu économique local. «On demande aux entreprises du Béthunois d’apporter leur contribution en apportant un appui financier. Ce coup de pouce financier permet d’abonder la dotation d’action territoriale qui permettra d’engager des actions en termes de formation, de mobilité, de soutien scolaire…  Les entreprises peuvent s’intégrer au dispositif en mettant à disposition des  moyens humains. Cette démarche s’inscrit pleinement dans le cadre de la responsabilité sociétale des entreprises», souligne Denis Metzger.

Œuvrer pour l’employabilité

Ainsi,  l’entreprise peut impliquer ses salariés dans cette démarche, via notamment du coaching personnalisé de jeunes, du tutorat… Ces jeunes qui seront formés, remis dans un circuit vertueux, seront les employés de demain.  

Break Poverty va sonder les entreprises béthunoises ou proches de Béthune. La phase de diagnostic a été amorcée en mars.  En avril, les acteurs locaux seront contactés et sollicités. Enfin, en mai, Break Poverty présentera une dizaine de projets aux entreprises qui souhaitent s’investir  et qui devront en sélectionner six.

Le projet de Break Poverty fait partie intégrante du Plan de lutte contre la pauvreté, initié par l’Etat, qui s’est traduit par la création de l’ERBM. Il est envisagé comme un outil de résilience et ses effets seront analysés attentivement au niveau national. Béthune est la seconde ville de France, après Romans-sur-Isère, à bénéficier de cette expérimentation.

Source : La Gazette Nord-Pas de Calais
25 mars

Acteurs de la troisième révolution industrielle

Territoire pionnier et démonstrateur de la démarche rev3, la région Hauts-de-France est une évidence pour comprendre et illustrer les enjeux d’une économie du futur, durable et connectée. Pleinement investies et vivier de nombreuses réalisations concrètes, la Ville d’Arras et la communauté urbaine d’Arras accueilleront ce rendez-vous incontournable pour les entrepreneurs et partenaires de CINOV.

En avril 2016, Jérôme Décima (de dos), dirigeant de la société éponyme, a reçu Jeremy Rifkin, auteur de la troisième révolution industrielle, Philippe Vasseur, président de la mission rev3, et Philippe Rapeneau, le regretté président de la communauté urbaine d’Arras.

Un programme riche en échanges et interventions

Les interventions de trois grands témoins autour d’une table ronde permettront de décrypter et anticiper les impacts, enjeux et perspectives de la rev3 : Olivier Babeau, chroniqueur et essayiste, président fondateur de l’Institut Sapiens, Alain d’Iribarne, sociologue du travail et directeur de recherche au CNRS, président du conseil scientifique d’Actineo (Observatoire de la qualité de vie au bureau), et Pierre Giorgini, auteur conférencier, président-recteur de l’Université catholique de Lille.

Des forums, ateliers participatifs et retours d’expériences autour de trois thématiques phares (industrie du futur, qualité de vie et usages de l’habitat, nouveaux modes de travail et d’organisation), visite de sites témoignages de la dynamique rev3 à Arras sont programmés.

Un marathon de bonnes idées de démarches innovantes et écosolutions est également prévu (kaléidoscope de projets, réalisations et solutions innovantes dans les domaines des écomatériaux et écosolutions).

Par ailleurs, un Sprint Eco, rallye économique urbain, porté et réalisé par des étudiants auprès d’une centaine d’entreprises en amont du congrès, va aboutir à une étude économique de terrain en un temps record. Les résultats seront dévoilés le 5 avril et donneront lieu à un business meeting entre étudiants et entreprises.

Repères

Fédération patronale représentative de 10 syndicats et 15 chambres régionales des métiers de la prestation intellectuelle du conseil, de l’ingénierie et du numérique, CINOV fédère 80 000 entreprises pour 110 milliards d’euros de chiffre d’affaires, 840 000 collaborateurs, pour relever le défi français de la compétitivité et de l’emploi.

Source : La Gazette Nord-Pas de Calais
25 mars

Des résultats exceptionnels avant une année floue…


Pour Jacques Gounon, le PDG de Getlink, 2019 sera une «année blanche» à cause de la sortie du Royaume-Uni.

Depuis plus d’une décennie, Getlink surfe sur un trafic haussier et un développement continu de ses activités connexes, aussi bien dans le transport qu’avec sa filiale dédiée à la logistique. En 2018 encore, la hausse est conséquente : +5% à 1,079 milliard d’euros ; 636,4 millions d’euros pour le trafic navettes (+6%) et 11 millions de passagers pour Eurostar (+7%), 121 millions d’euros pour Europorte (+2%). Le groupe améliore son résultat net de 130 millions d’euros (+5%) et octroiera 36 centimes d’euro de dividende en fin d’année. L’année 2018 s’est particulièrement bien déroulée avec des nouveaux records de trafic fret (1,7 million de camions transportés, 2 077 trains, en hausse de 3%). L’an dernier, plus de 2,7 millions de véhicules de tourisme ont emprunté le tunnel (+2%).

La filiale Europorte se porte tout aussi bien : les volumes de produits pétrochimiques et de ciment sont en hausse, et le renouvellement des contrats se déroule sous de bons auspices. Une nouvelle collaboration avec un grand groupe pétrolier devrait être annoncé prochainement. Enfin, la petite dernière Eleclink (projet de nouveau raccordement électrique franco-britannique) se déroule selon le calendrier prévu. Cette nouvelle manne sécurisera davantage les comptes de Getlink.

Une année blanche ou noire ?

Le groupe affiche sa sérénité pour 2019 malgré la prévision d’un deuxième semestre un peu chahuté. «Clairement, on s’attend à des perturbations», a soupiré Jacques Gounon. La mise en place de nouveaux équipements sur le site pour aider au traitement des flux qui pourraient être ralentis en cas de Brexit dur ne rassure pas. Pour le PDG de Getlink, 2019 sera une «année blanche» à cause de la sortie du Royaume-Uni. Mais avant une reprise de l’activité l’an prochain, Jacques Gounon confirme la perspective d’un excédent brut d’exploitation supérieur à 735 millions d’euros en 2022. Du côté des passagers, «on peut penser qu’un certain nombre de touristes britanniques, pris entre les gilets jaunes et le Brexit, vont se demander si c’est le moment d’aller passer le printemps sur le Continent», a-t-il remarqué. Et pour les marchandises, certains transporteurs sembleraient peu au point quant aux nouvelles formalités douanières qui devront être remplies avant le passage du tunnel.

Quelles que soient les perturbations liées au Brexit, le PDG de Getlink montre cependant un visage serein et relativise : «Les choses se remettront en place et nous aurons un bon second semestre.» En attendant, Getlink reste sur ses gardes : une nouvelle ligne maritime entre la Belgique et l’Angleterre pourrait concurrencer les opérateurs maritimes de Dunkerque et Calais, et ferroviaires à Coquelles.

Source : La Gazette Nord-Pas de Calais
25 mars

Trois certificats de qualification professionnelle pour l’EPSI

Réservés aux diplômés bac +2 (BTS informatique de gestion, DUT informatique, DEST, etc.) ou aux salariés ayant deux ans d’expérience, ces nouveaux programmes préparent aux métiers de développeur nouvelles technologies (DNT), d’administrateur systèmes et réseaux (ASR) et administrateur de bases de données (ABD).

Bruno Périnel, directeur délégué executive education de l’EPSI, souligne : «Chaque année, les métiers du numérique créent 18 000 nouveaux emplois en France. En réalité, les entreprises ont beaucoup de mal à recruter, car il y a un nombre insuffisant de profils qualifiés. Les entreprises recherchent de jeunes diplômés ayant une vision globale des enjeux du numérique de demain. Elles sollicitent fréquemment le réseau EPSI pour rencontrer des candidats ayant ces compétences. Avec ces trois nouveaux programmes, il s’agit de répondre à ces besoins.» 

Des formations qui mènent à l’emploi

Le CQP ASR comprend trois blocs de compétences : conception d’intégration et administration d’une infrastructure, veille technologique. Quand les diplômés maîtrisent toutes ces compétences, ils peuvent mettre en place et configurer les différents systèmes et réseaux informatiques de l’entreprise. 

Le CQP DNT permet d’apprendre à analyser le besoin, à modéliser, concevoir et développer une application informatique, à participer à son architecture et à utiliser des méthodes d’analyse appropriées. En un an, on devient capable de concevoir des applications correspondant à toutes les fonctions d’une entreprise. 

Le troisième CQP prépare au métier d’administrateur de bases de données avec pour mission d’organiser, de concevoir et de développer des bases de données. Il répond à l’évolution des besoins de l’entreprise, tout en veillant à la cohérence des données qui doivent être accessibles et adaptées au profil des utilisateurs. Le professionnel doit pouvoir faire des propositions stratégiques sur le plan de l’infrastructure et de l’architecture de la base de données. Il gère la coordination entre la DSI et les différents prestataires de services.

Pour être éligible aux CQP de l’EPSI, les candidats peuvent être en formation, en contrat de professionnalisation, en VAE, en période de professionnalisation ou en préparation opérationnelle à l’emploi (POE) individuelle. Pour mémoire, l’EPSI est la première école d’informatique en France à avoir été créée par des professionnels.

Source : La Gazette Nord-Pas de Calais
25 mars

La Brasserie Goudale investit (encore) pour l’avenir

André Pecqueur, PDG des brasseries Goudale

La Gazette : Vous avez fait le choix d’investir sur un nouveau site de production ici, à Arques, pourquoi ?

André Pecqueur : Notre carnet de commandes était plein. On avait prévu des augmentations de volume dans six à sept ans, mais on ne pensait jamais que cela irait aussi vite. Cette brasserie a été construite il y a deux ans et demi, avec un investissement de 85 millions d’euros. Une deuxième salle à brasser est en route pour 45 millions et permettra de produire 1,5 million d’hectolitres.

Votre développement est arrivé trop vite ?

Pas trop vite, non, mais c’est arrivé beaucoup plus vite que prévu. Et c’est une chance. Car ici on a le pouvoir de décider. On se voit, on décide, et on peut commander demain. Tandis que dans des grosses sociétés financières il faut rassembler les administrateurs et statuer. Ça peut parfois prendre plusieurs années, tout comme les investissements. Nous, quand on investit, ça se fait en deux mois.

Vous venez de recevoir le prix de l’Ania (Association nationale des industries alimentaires) ainsi que le prix EY qui récompense des entreprises se développant fortement à l’étranger. Justement, quel est le pourcentage de votre chiffre d’affaires (70 millions d’euros) réalisé à l’export ?

60% de notre chiffre d’affaires se fait à l’étranger. Nous sommes présents dans 71 pays. Je crois profondément qu’une entreprise doit s’ouvrir à l’étranger pour se développer, sans oublier de commencer par la France bien sûr. Lorsqu’un potentiel client est intéressé, on l’invite à venir visiter la brasserie, ses infrastructures. Et dans la grande majorité des cas, il devient un client. Je pense que le mieux c’est de voir, de se rendre compte des possibilités et du dynamisme d’une entreprise, plutôt que le traditionnel baratin.

Du fait de la proximité, l’Angleterre est votre premier interlocuteur à l’étranger. Quels sont les autres marchés qui vous intéressent ?

On vient de décrocher un gros marché en Belgique et aux Pays-Bas. Demain nous signerons un développement en Espagne. Ce que l’on souhaite faire, c’est prendre un engagement dans le temps, pas pour une année seulement. Nous sommes des coureurs de fond.

Ces développements en Belgique, aux Pays-Bas et en Espagne, ce sont des nouveaux marchés ou bien vous mettez plus de moyens dans des marchés déjà existants ?

Ce sont des clients qui viennent nous voir. Je crois qu’ils ont confiance en nous. Et puis on prend la place de certains collègues… 

Quels sont vos projets pour l’année 2019 ?

D’ici fin avril, un nouvel entrepôt de stockage de 24 000 m2 doit voir le jour à côté de la brasserie, pour 10 millions d’euros. On avait acheté neuf hectares de terrain ces dernières années en se disant qu’ils serviraient à l’avenir. Mais comme on a une nouvelle salle à brasser, on a besoin de place pour stocker. Ça devrait absorber notre travail pendant deux ans. Cette année également, on va mettre en place un système de récupération de jus sur les levures. De plus, on est en train de passer commande pour des mini-fûts de cinq litres, pour 6 millions d’euros, qui devraient arriver sur le marché en décembre. Je crois qu’il faut le faire. Enfin, on va investir dans la bière sans alcool pour certains pays.

Vous investissez sans cesse et dans beaucoup de secteurs. Quelle est votre stratégie, et avez-vous des objectifs chiffrés ?

Non, je n’ai aucune stratégie pour l’avenir. On ne veut pas grandir pour le plaisir ou faire plaisir aux actionnaires. On veut avant tout être heureux, que nos enfants et petits-enfants le soient. Si on ne progresse pas pendant deux ans, ce n’est pas grave.  C’est l’avantage d’être indépendant finalement…

Source : La Gazette Nord-Pas de Calais
22 mars

Festival SERIES MANIA : 3 millions d’euros pour l’économie régionale

Le festival revient du 22 au 30 mars 2019 : une occasion en or pour les hôteliers et restaurateurs de la région
Source : CCI Côte d’Opale - Le Blog