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Actualités du web

12 décembre

Comment j’ai financé ma création d’entreprise

Je suis une jeune créatrice d’entreprise des Hauts-de-France. J’ai eu une idée de business. J’ai été accompagnée par la CCI pour établir un business plan. Puis j’ai dû me battre pour décrocher le financement. 
Source : CCI Côte d’Opale - Le Blog
12 décembre

Don Pasquale de Gaetano Donizetti à la Monnaie

© Baus

La fin de l’année sera festive à la Monnaie avec Don Pasquale, le délicieux opéra de Gaetano Donizetti mis en scène par Laurent Pelly sous la direction musicale d’Alain Altinoglu.

Joué pour la première fois en 1843 à Paris, l’œuvre connaîtra un succès public considérable jamais démenti. Le compositeur y décline un thème largement exploité au théâtre, notamment dans la commedia dell’arte, avec les déboires d’un vieux et riche célibataire, en mal de se marier. La musique fuse, caresse, enjôle, tourbillonne, se teinte de nostalgie parfois, et nous offre l’une des comédies les plus brillantes du compositeur. Reprenant la production qu’il avait créée à Santa Fé (Nouveau-Mexique), le metteur en scène Laurent Pelly propose une nouvelle adaptation, dans un décor de Chantal Thomas, qui met en avant le caractère tyrannique du «héros». La double distribution réunira les chanteurs italiens Michele Pertusi (baryton-basse) et Pietro Spagnoli (baryton) qui interpréteront le rôle-titre tandis que le Dottor Malatesta sera incarné successivement par le baryton belge Lionel Lhote et le baryton russe Rodion Pogossov. Le rôle de Norina sera joué en alternance par les sopranos Danielle De Niese et Anne-Catherine Gillet, toutes deux aussi formidables chanteuses que comédiennes.

© Baus

Représentations les 12, 13, 14, 18, 19 & 21 décembre à 20h, les 16 & 23 décembre à 15h au Théâtre Royal de la Monnaie à Bruxelles. Renseignements et réservations au 00 32 22 29 12 11 ou sur www.lamonnaie.be

Source : La Gazette Nord-Pas de Calais
11 décembre

Transformation de l’entreprise, intelligence collective : et si on ré-enchantait le travail ?

S'initier à l'intelligence collective, aux pratiques collaboratives et co-créatives : facile avec la nouvelle offre d’accompagnement CCI Grand Lille
Source : CCI Côte d’Opale - Le Blog
11 décembre

Les nouvelles voix de l’opéra à Lille

Hélène Carpentier, jeune soprano originaire des Hauts de France. © Harcourt

Le Centre Français de Promotion Lyrique, en partenariat avec la Fondation Orange et la Caisse des Dépôts, ont organisé la quatrième édition du concours Voix Nouvelles, lequel a permis de révéler, entre autres, Natalie Dessay (soprano) ou Karine Deshayes (mezzo-soprano) depuis sa création en 1988. Après avoir séduit par leurs talents vocaux et d’interprétation les membres du jury et le public, quatre lauréats seront réunis sur la scène de l’opéra de Lille. Originaire des Hauts de France, la grande gagnante du concours, la jeune soprano de 22 ans Hélène Carpentier a depuis été invitée par les Chorégies d’Orange, l’Opéra de Rennes ou encore par le Bolchoï de Minsk en Biélorussie. Elle partagera la scène avec la soprano belge Caroline Jestaedt, que l’on peut entendre cette saison à l’Opéra de Lyon dans Don Carlos, mis en scène par Christophe Honoré, ainsi qu’avec la mezzo-soprano Eva Zaïcik et le baryton basque Gilen Goicoechea. Accompagnés par l’Orchestre de Picardie dirigé par Cyril Diederich, ces quatre jeunes chanteurs prometteurs interprèteront un programme consacré aux grands airs d’opéras de Mozart, des Noces de Figaro à Don Giovanni en passant par La Flûte Enchantée.

Concert le 12 décembre à 18h à l’Opéra de Lille. Renseignements et réservations au 03 62 21 21 21 ou sur www.opera-lille.fr

Source : La Gazette Nord-Pas de Calais
11 décembre

Y a-t-il trop de notaires ?

«Nous avons conscience que la profession est largement méconnue», admet Jean-François Humbert, notaire à Paris et nouveau président du Conseil supérieur du notariat (CSN), l’instance représentative des praticiens. Elu fin octobre par les 44 délégués nationaux (un ou deux par territoire correspondant chacun à une Cour d’appel), il assure que le notariat «est au service des concitoyens». Le nouveau président, 61 ans, est un notaire très impliqué dans les affaires de la profession : il a présidé la chambre des notaires de Paris et occupé la fonction de vice-président du CSN à deux reprises.

Jean-François Humbert, nouveau président du Conseil supérieur du notariat.

Installé dans la capitale, Jean-François Humbert succède à deux praticiens qui aimaient faire valoir leur enracinement régional. Ses prédécesseurs, Pierre-Luc Vogel et Didier Coiffard, exercent respectivement à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine) et Oyonnax (Ain). Si le poste de président du CSN a toujours été occupé par un homme depuis sa création en 1945, le bureau de l’instance, qui compte sept membres, n’a jamais été aussi proche de la parité. Trois femmes en font désormais partie, Marie-Hélène Pero Augereau-Hue, notaire à Chevreuse (Yvelines) et porte-parole du CSN, Rozenn Le Beller, notaire à Lanester (Morbihan) et secrétaire du bureau, ainsi que Sophie Sabot-Barcet, qui exerce à Monistrol-sur-Loire (Haute-Loire) et occupe désormais l’une des deux vice-présidences. «Oui, c’est la première fois qu’une femme est vice-présidente», concède Jean-François Humbert, qui s’empresse toutefois de souligner qu’il a déjà, au cours de sa carrière, «travaillé avec des femmes confrères de qualité». Des «femmes confrères», donc, et non des consœurs.

 

3 000 notaires de plus qu’en 2014

 

Parmi les ambitions du nouveau bureau figure la volonté d’apparaître comme des «instituteurs du droit». Contrairement à «nos amis les avocats», précise Jean-François Humbert, les notaires portent «une vision du droit qui n’est pas contentieuse». Pour lui, «le droit bâtit, avant de trancher». Le nouveau président espère profiter des élections européennes et de la désignation d’une nouvelle Commission européenne, au printemps 2019, pour «ouvrir le notariat à l’Europe». Alors que les populismes menacent l’existence même de l’idéal européen, les notaires organisent, pour la première fois de leur histoire, leur congrès annuel en-dehors de France, à Bruxelles, en juin prochain.

La France compte aujourd’hui quelque 13 000 notaires, et 70 000 collaborateurs, exerçant dans 6 000 études et 7 500 lieux d’implantation, une étude pouvant disposer de plusieurs bureaux. On recense 3 000 notaires de plus qu’en 2014. Cette hausse spectaculaire des effectifs était l’un des objectifs de «la loi Croissance», indique Jean-François Humbert. Cette loi de 2015, plus souvent citée sous le nom de loi Macron, est l’une des réalisations de celui qui était alors ministre de l’Economie. Connu pour avoir libéralisé les transports en autocar et le travail du dimanche, ce texte visait, pour ce qui concerne les professions réglementées, à faciliter l’installation des jeunes diplômés et à adapter l’implantation des cabinets à la démographie contemporaine. Pour le notariat, cela signifie la nomination de milliers de praticiens supplémentaires.

L’annonce de cette évolution, ainsi qu’une libéralisation des tarifs finalement abandonnée, avait déclenché la colère des notaires en 2014, et provoqué des manifestations très virulentes visant le ministre de l’époque. Aujourd’hui, l’atmosphère s’est apaisée. Avec les pouvoirs publics, «les relations sont parfaitement sereines. Nous devions revenir aux fondamentaux et nous y sommes parvenus», affirme Jean-François Humbert. Entre temps, il est vrai que le ministre est devenu président de la République, ce qui a sans doute contribué à l’apaisement.

Les membres du Bureau du Conseil supérieur du notariat pour le mandat 2018-2020.

Répartition géographique modernisée

 

Le président du CSN dit désormais souhaiter «la réussite» de la loi Macron. Presque la totalité des 1 650 nouveaux offices prévus pour 2018 ont été créés, dont 80% n’emploient qu’une seule personne, le notaire lui-même, selon le notariat. Pour l’Autorité de la concurrence, chargée de lutter contre les pratiques anticoncurrentielles et de faire appliquer la loi de 2015, ce n’est pas assez. Pour la période 2018-2020, l’Autorité «recommande l’installation libérale de 700 nouveaux notaires», a-t-elle indiqué dans un communiqué publié le 31 juillet dernier. C’est trop demander au notariat, qui souhaite d’abord «permettre aux nouveaux venus d’exister, les intégrer à la profession, avant d’envisager une deuxième vague de créations».

En outre, l’implantation des nouvelles études bouleverse les habitudes de la profession. Jusqu’à présent, les notaires étaient surreprésentés dans les petites villes et les bourgades, à l’exemple de Baume-les Dames (5 000 habitants, Doubs) où exerce le trésorier du CSN, Jean-Yves Creusy. La réforme de 2015 visait à adapter la répartition géographique aux réalités démographiques du pays, en encourageant les implantations en périphérie des agglomérations, comme Fontaine (Isère), banlieue populaire de Grenoble, où est installé David Ambrosiano, vice-président du CSN.

Pour organiser cette répartition, l’Autorité de la concurrence s’est basée sur le poids des bassins d’emploi. Le notariat aurait préféré «les bassins de vie», estime Jean-François Humbert, car ceux-ci «incluent également les retraités», grands pourvoyeurs de transactions immobilières. Le CSN relève, en outre, que la liberté d’installation au sein des zones définies par l’Autorité de la concurrence a conduit à une baisse des effectifs dans deux départements, la Meuse et la Haute-Marne. «Nous ne voudrions pas, qu’à terme, la géographie notariale soit bouleversée», indique le nouveau président.

L’augmentation du nombre de praticiens amène à davantage d’inventivité. Le CSN veut encourager ses ouailles à dépasser leurs domaines de compétence habituels, en participant, par exemple, à l’élaboration de plans d’urbanisme. C’est «aller de l’acte au conseil», résume Jean-François Humbert, qui observe qu’une bonne partie des avocats «ne revêtent jamais de robe» et se concentrent sur le conseil.

On observera enfin que les jeunes notaires nommés dans le cadre de la loi de 2015 apportent un vent nouveau à la profession. Selon le CSN, la majorité d’entre eux sont jeunes et 60% sont des femmes. Voilà de quoi contribuer à faire davantage connaître la profession, ce qui est précisément le vœu du nouveau président.

Source : La Gazette Nord-Pas de Calais
10 décembre

Crédit agricole Nord de France : une agence « nouvelle génération » à Arras

Entre décembre 2017 et octobre 2018, le Crédit agricole Nord de France a ouvert ses vingt premières agences «100% humaines, 100% digitales». C’est ainsi que nous avons pu découvrir une agence «nouvelle génération» Grand’Place à Arras, qui laisse place à la technologie et au design, entièrement repensée pour les clients et les collaborateurs. L’agence offre aux clients de nouveaux services favorisant l’autonomie et/ou une prestation de conseil, le tout s’appuyant sur le digital. En se positionnant comme «une banque offrant le meilleur de l’humain et du digital pour accompagner ses clients au quotidien», le Crédit agricole Nord de France propose une relation multicanal de proximité. Le particulier et le professionnel peuvent accéder à leur banque depuis leur mobile, tablette ou via «la banque en ligne». Par ailleurs, ils peuvent toujours se rendre en agence pour effectuer des opérations basiques en autonomie, ou, dans la cadre d’une relation client-conseiller revisitée, bénéficier de conseils personnalisés avec des conseillers experts. C’est dans le cadre de son projet d’entreprise «Tous acteurs de la relation 2020» que la banque s’est engagée dans la rénovation de son réseau commercial sur les deux années qui viennent.

Source : La Gazette Nord-Pas de Calais
10 décembre

Les créateurs d’entreprises à l’honneur

Une entreprise de travaux publics, une autre spécialisée dans le nettoyage industriel, un salon de coiffure végétal bio ou encore une formation aux métiers funéraires… Le 8 novembre, quarante créateurs d’entreprise étaient mis à l’honneur lors de la soirée annuelle Fertel organisée par Saint-Omer challenge à Saint-Martin-lez-Tatinghem. Leurs points communs ? Tous se sont lancés courant 2017-2018 dans l’entrepreneuriat et sont installés dans l’Audomarois. Et tous ont bénéficié d’un accompagnement personnalisé de la part de la CCI. Rencontre avec trois (nouveaux) dirigeants.

Bclean

Chez Bclean, une entreprise spécialisée dans le nettoyage de bâtiments et le nettoyage industriel, exclusivement tournée vers le B to B, tout se fait en famille. Ils sont trois actionnaires – le père et président Didier Barrois, son fils Kévin et un proche – à s’être lancés sur le créneau de l’entretien de sites industriels au début de l’année 2018. «Cela faisait longtemps que mon père y songeait, mais c’était difficile pour lui de gérer cela seul. On a démarré au début de l’année 2018 après avoir investi 20 000 € en fonds propres. Rapidement, le carnet de commandes s’est rempli avec des devis qui se sont vite concrétisés, notamment grâce aux entreprises de déménagement qui nous ont aidés à nous lancer. On pensait démarrer en douceur avec une campagne de communication importante, mais finalement on n’en a pas eu besoin», indique Kévin Barrois. Leur force ? «C’est notre réactivité et notre flexibilité qui nous permettent d’être au plus proche de nos clients. Avec ces deux ingrédients, on s’est rendu compte qu’il était facile de trouver des marchés. De plus, on fait en sorte d’utiliser des produits qui ont un faible impact écologique et on souhaite s’équiper de véhicules électriques prochainement. Aujourd’hui, nous avons trois personnes qui travaillent pour nous dans les Hauts-de-France et, d’ici trois ans, on pense avoir besoin de 10 à 15 salariés pour un chiffre d’affaires prévu de 500 000 €.»

Arnaud Fatrez, le gérant de «Copilote ma boîte».

Copilote ma boîte

Avec vingt ans d’expérience comme cadre dirigeant puis directeur financier dans des grands groupes (Ascometal, Nestlé), Arnaud Fatrez a créé en avril 2018 sa société de conseil en gestion d’entreprise, «Copilote ma boîte», à Acquin-Westbécourt. «Je suis le Daniel Elena de la petite entreprise (ndlr : le copilote de Sébastien Lobe). Mon rôle est de dire au dirigeant s’il est en retard, en avance, s’il peut souffler ou, au contraire, s’il doit accélérer», souligne fièrement Arnaud Fatrez. Entrepreneur indépendant et unique actionnaire associé au réseau Rivalis (18 000 TPE en France), Arnaud Fatrez a voulu apporter quelque chose de plus au tissu économique local. «J’avais un réseau interne mais pas d’apports pour aider les TPE. Ces derniers mois, je me suis concentré à créer du réseau. Mon travail en amont du devis, c’est d’établir le prévisionnel qui permet de pouvoir dire quand et en combien de temps l’entreprise va gagner de l’argent. Pour cela, j’intègre des éléments extra-comptables, comme un temps familial ou un temps de loisir. En moyenne, j’apporte 35 000 € de résultat de rentrées supplémentaires pour investir et donner du revenu au patron. Et je lui fais gagner du temps, 121 heures en moyenne par an.» Aujourd’hui, 30% de ses clients viennent du réseau Rivalis, le reste est issu de ses prospections. «Parmi mes clients il y a de tout : le jeune créateur, le repreneur, des entreprises déjà bien installées, d’autres en difficulté. Soit j’ai la réponse et je peux les aider, soit je fais appel à mon réseau lorsque je ne suis pas expert dans le domaine.» Management, organisation de l’entreprise, chantier, gestion de la trésorerie, rentabilité de l’entreprise, sécurité… Quid des investissements, du nombre de ses clients, du chiffre d’affaires ? «J’avais défini avec le réseau le rythme avec lequel gagner des clients. On est sur ce scénario. Le reste, c’est confidentiel», indique le gérant.

Guy Humetz, fondateur de Funénord, en pleine explication devant ses élèves.

Funénord

En juillet 2017, le premier centre de formation funéraire de l’Audomarois «Funénord» voyait le jour au domicile de Guy Humetz, à Longuenesse. L’ancien ébéniste, qui a officié en tant que porteur, conseiller funéraire, puis chef d’entreprise, revêt aujourd’hui la casquette de l’enseignant avec comme leitmotiv la transmission de ses connaissances. «Avant on pouvait travailler dans ce domaine sans formation, ce qui est impossible aujourd’hui. D’où ma volonté de former des personnes avec un diplôme à la clef.» Un peu comme Obélix, il est «tombé» très tôt dans ce milieu : «Quand j’étais enfant, mon père tenait des commerces à Roubaix et à Hem, et son ami était menuisier. À l’époque, c’est l’ébéniste qui s’occupait du funéraire. J’y ai travaillé plusieurs années dès mes douze ans et, depuis ce temps, je continue à être au service du défunt et de sa famille», souligne humblement l’homme de 62 ans. Même si ces métiers restent encore tabous, Guy Humetz n’a pas de mal à trouver des postulants. «C’est un domaine en tension. Très souvent, suite aux formations, un emploi est proposé.» Ces formations – porteur, conseiller funéraire et chef d’entreprise –, il les dispense à des groupes de quatre élèves maximum qui lui sont adressés par Pôle emploi ou la Région. Pour l’heure, vingt-sept personnes ont bénéficié de ses connaissances, avec un taux de 99% de réussite dans ces trois formations et des recrutements qui ont rapidement suivi. Même si un conseiller funéraire ou un chef d’entreprise peuvent bien gagner leur vie, Guy Humetz tient à rappeler le cœur de son métier : «C’est un métier noble. On ne le fait pas si l’on ne croit pas. On considère un défunt comme quelqu’un qui dort et qui passe à autre chose. Il faut avoir du respect pour ces personnes et avoir les bons mots pour les familles endeuillées. Je dis souvent à mes élèves que travailler dans ce domaine, ce n’est pas être vendeur, mais accompagnateur…»

Source : La Gazette Nord-Pas de Calais
10 décembre

Le bureau FaceB et la Ville de Calais remportent le prix de l’Équerre « Culture, jeunesse et sport »

L’agence d’architecture bureau FaceB et la Ville de Calais viennent de remporter le prix de l’Équerre «Culture, jeunesse et sport» lors de la 36e édition des prix d’architecture de l’Équerre d’argent. L’événement s’est déroulé le 26 novembre au Conseil économique, social et environnemental à Paris. Le cabinet lillois a été récompensé pour la réalisation de la salle Quai de la Moselle à Calais par un jury composé de critiques d’architecture, d’architectes, de personnalités de la société civile et des membres de la rédaction du Moniteur et d’AMC Architecture. La structure a en effet été mise en place pour accueillir les matchs du Club Calais Basket ainsi que les entraînements des collèges de proximité tels que Jean-Macé et Jean-Jaurès. Construite sous forme d’un polygone à six façades et dotée d’une toiture de verre laissant passer la lumière, la salle de sport dispose de deux terrains transversaux de basket, quatre de volley et des terrains de badminton.

Source : La Gazette Nord-Pas de Calais
10 décembre

Entreprise en difficulté, des solutions avant les problèmes !

«Dès les premières difficultés de trésorerie, n’hésitez pas à venir nous voir. Il ne faut pas attendre et ne pas avoir peur de franchir la barrière du tribunal de commerce, conseille en préambule Daniel Lefebvre, le nouveau président du TC de Boulogne-sur-Mer. La porte d’entrée est notre greffe. Vous obtiendrez un rendez-vous en moins de 24 heures. Nous vous garantissons réactivité et confidentialité. Si le chef d’entreprise a souvent le nez dans le guidon, les juges consulaires, qui ne sont pas des juges professionnels mais des commerçants ou des entrepreneurs bénévoles désignés par leurs pairs, ont du recul et une hauteur de vue souvent bien utiles. Ce n’est pas parce que l’on passe la porte du tribunal qu’on se fait couper la tête.» De fait, il existe bien des étapes ou des formules pour éviter le redressement ou la liquidation judiciaire. Surtout si on est encore en amont de l’état de cessation des paiements. «L’administrateur judiciaire, confirme Gilbert Declercq, peut intervenir de manière privilégiée en matière de prévention des difficultés de l’entreprise, en conciliation ou à la faveur d’un mandat ad hoc.» Il établit un diagnostic de l’entreprise et assiste son dirigeant pour tenter de maintenir son activité. «Nous, nous intervenons dès cette cessation, en procédure de sauvegarde, sur désignation du TC», explique la mandataire judiciaire Marion Ruffin. Représentant de la société, Philippe Sabatier, procureur adjoint au tribunal de grande instance de Boulogne, répète qu’il participe au TC aux efforts pour sauver les entreprises et prévenir leurs difficultés. Si le tribunal de commerce s’occupe de l’entreprise, une autre entité s’occupe du chef d’entreprise.

(De g. à d.) Marion Duwat, Gilbert Declercq, la greffière Christine Hau, le président Daniel Lefebvre, Jean-Pierre Braure, Marion Ruffin et le procureur Philippe Sabatier.

Un dispositif d’aide psychologique

Depuis deux ans dans les arrondissements de Boulogne, Calais, Saint-Omer et Montreuil-sur-Mer, le dispositif APESA contribue au repérage des chefs d’entreprise en grande souffrance morale face à la défaillance de leur affaire. Il leur propose aussitôt un soutien psychologique gratuit. Aide psychologique aux entrepreneurs en souffrance aiguë (APESA 62 Boulogne-sur-Mer) est une association créée à l’initiative du tribunal de commerce de Boulogne, son greffe et un représentant des mandataires judiciaires pour venir en aide aux dirigeants de PME ou de TPE en difficulté psychologique. «Nous nous adressons aussi aux agriculteurs et aux artisans pêcheurs, ajoute le président Jean-Pierre Braure, même s’ils ne sont pas ressortissants du tribunal de commerce. La détresse des petits patrons n’est pas un sujet honteux, c’est un vrai phénomène de société, une réalité dont on parle peu.» La souffrance est d’autant mal évaluée qu’il n’y a pas de médecine du travail pour le patron. Chaque année, près de 200 chefs d’entreprise mettent fin à leurs jours, d’après l’Observatoire de la santé des dirigeants de PME.

Un réseau de 60 «sentinelles»

Concrètement, a été mis en place un véritable système de repérage et d’alerte du risque suicidaire au sein même du tribunal pour apporter une réanimation psychologique d’environ cinq consultations gratuites avec un psychologue. Tout un réseau de «sentinelles» est à même d’écouter les entrepreneurs à risque et de faire preuve de solidarité. «Ces sentinelles, précise Jean-Pierre Braure, sont les juges qui reçoivent en audience, les mandataires judiciaires, les greffiers et les assistants, mais aussi, plus en amont, les experts-comptables, les salariés de l’entreprise, les conseillers du RSI, de l’Urssaf, des chambres consulaires, les banquiers, les syndicats patronaux…» «La crise suicidaire, ce n’est pas une pathologie, explique un psychologue, mais un processus qui enferme psychiquement la personne, l’isole et la prive de sa capacité de penser. Il est donc possible de le désamorcer en aidant l’entrepreneur en souffrance à retrouver l’estime de soi et à trouver une autre issue que le suicide.» Faire en sorte que l’échec ne soit que la première étape d’un rebond professionnel ou personnel. Le dispositif est simple et efficace. La sentinelle, avec l’accord du chef d’entreprise dont la souffrance a été décelée, remplit alors une fiche d’alerte. Une convention a été signée avec RMA (Ressources mutuelles assurances) pour que cet organisme prenne le premier contact dans les 24 heures qui suivent l’alerte. Cette plateforme, en fonction du diagnostic, prescrit trois à cinq séances de suivi spécialisé par un praticien de proximité. L’association est indépendante du TC. Le secret professionnel est garanti. Pour prendre en charge les différents accompagnements psychologiques proposés, APESA 62 dispose d’un budget annuel d’environ 10 000 €, alimenté par les subventions des collectivités territoriales et des dons privés.

Source : La Gazette Nord-Pas de Calais
10 décembre

Quatre territoires du Pas-de-Calais choisis parmi les « Territoires d’industrie »

L’annonce est tombée le 22 novembre. C’est au total 1,36 milliard d’euros au niveau national qui sera réparti vers différentes zones françaises. Un plan dont bénéficieront en partie ces quatre territoires du Pas-de-Calais afin de «recruter, innover, attirer et simplifier». Bref : aider au développement de l’industrie. Après l’annonce du plan industriel du gouvernement, le Premier ministre Édouard Philippe a rendu publique la liste des territoires, au nombre de 124 au niveau national. Ils ont été identifiés avec l’appui des Régions et des intercommunalités. Si l’on en croit la communication officielle du gouvernement, il s’agit d’intercommunalités «présentant une forte identité et un savoir-faire industriels, et où l’ensemble des acteurs, notamment les entreprises et les collectivités locales, sont mobilisés pour le développement de l’industrie». Ainsi, l’État et ses opérateurs (Banque des territoires, Bpifrance, Business France…) «mobiliseront un large éventail de politiques publiques pour appuyer et accompagner les projets de ces territoires». «D’importants moyens humains, techniques et financiers» seront consacrés à ces quatre Territoires d’industrie. Ce soutien se fera sous la forme d’un contrat pour chaque territoire, sous le pilotage des maires, présidents d’intercommunalité et industriels locaux. Les Régions assureront, au niveau régional, le pilotage contractuel d’ensemble en lien avec l’État en région et les opérateurs.

«L’État et ses opérateurs mobiliseront un large éventail de politiques publiques pour appuyer les projets de ces territoires»

Les mesures phares

Les mesures ont été annoncées et chiffrées par l’Etat. Parmi celles-ci, quelques-unes sont plutôt marquantes : L’Etat veut par exemple expérimenter un «volontariat territorial en entreprise». Le principe est d’orienter de façon privilégiée les étudiants en écoles d’ingénieurs ou de commerce vers des PME. Le gouvernement veut par ailleurs mobiliser un «plan d’investissement dans les compétences» pour répondre aux besoins de formations. Il veut aussi privilégier les appels à projets «ingénierie de formations professionnelles innovantes» et «préparations opérationnelles à l’emploi collectives» issus des Territoires d’industrie. Dans le volet innovation, l’Etat a annoncé avoir l’intention de «mettre en place des antennes locales des centres d’accélération pour accompagner à la transformation des PME vers l’industrie du futur», de mobiliser «le dispositif ‘Territoires d’innovation’ (ex-TIGA) pour financer des démarches d’innovation territoriale» (330 millions d’euros), ainsi que le «volet ‘ filières‘ du PIA régionalisé sur les projets des Territoires d’industrie» (185 millions d’euros). Il prévoit aussi de rendre l’accès au diagnostic «Industrie du futur» aux entreprises des territoires concernés. Parmi les éléments marquants du volet destiné à l’attractivité, on compte la mobilisation de la Banque des territoires pour assister les projets des territoires d’industrie, «notamment de développement de foncier dès leur conception» (500 millions d’euros), l’intégration des besoins des territoires industriels dans le déploiement des réseaux qui ne sont pas encore contractualisés, ainsi que l’accélération de la couverture mobile, mais aussi la mise en place d’un «coach territorial Team France Export» dans chacun des territoires identifiés.

Source : La Gazette Nord-Pas de Calais